Pourquoi en parler
Le silence alimente souvent des malentendus : l’un se sent incapable, l’autre peut croire à un manque de désir ou d’attention. Les recommandations françaises de 2023 conseillent d’impliquer le ou la partenaire dans la prise en charge, qu’il s’agisse des exercices, de la thérapie ou du choix d’un traitement.
Comment aborder le sujet
- Choisissez un moment neutre, en dehors du lit et pas juste après un rapport.
- Parlez de vous : « je me sens frustré », « j’aimerais qu’on prenne plus de temps », plutôt que des excuses ou de l’autodérision.
- Écoutez ce que vit l’autre : ses attentes ne sont pas forcément celles que vous imaginez.
- Présentez-le comme un projet commun : « j’ai lu qu’il existe des exercices et des traitements, on pourrait essayer ensemble ».
Ce qui aide au quotidien
- Sortir de la performance : la pénétration n’est qu’une partie de la sexualité. Caresses, préliminaires, sexualité orale permettent du plaisir partagé sans dépendre du chronomètre.
- Faire les exercices ensemble : la méthode stop-start se pratique très bien à deux (voir les exercices).
- Consulter à deux si vous le souhaitez : médecin sexologue, sexothérapeute ou thérapeute de couple.
Côté partenaire. Le spray anesthésiant peut aussi diminuer la sensibilité du ou de la partenaire (EMA) : c’est un point à aborder ensemble et à vérifier dans la notice.